20 oct. — 24 oct. 2015
Hors les murs AAAAHHH!!! Paris Internationale

L’exposition de Jagna Ciuchta se déploie en all-over dans l’espace alloué à La Salle de bains par Paris Internationale. Elle est ponctuée par quatre peintures encadrées inédites.

La composition murale s’organise comme les partitions d’une polyphonie, c’est-à-dire comme des éléments autonomes mais également conçus pour être combinés, pour se superposer et être joués simultanément. Les quatre peintures sont accrochées sur une peinture murale dont les motifs prolongent les dégradés au spray. En contre-point du mur blanc sur lequel se déploie la peinture murale et à l’opposé également de la conventionnelle toile qui accueille la peinture, les supports des quatre peintures encadrées eux ne sont pas des surfaces vierges mais des vues d’expositions vides.

En somme, la photographie sert de fond à la peinture et inversement, comme s’il s’agissait de court-circuiter, d’interférer, de diférer ou d’anticiper la prise de vue photographique d’une œuvre ou d’une exposition — une dynamique qui traverse et anime toute l’œuvre de Jagna Ciuchta. Elle croise ainsi les pratiques de prédécesseurs comme par exemple Ernst Caramelle, Renée Lévi ou Katharina Grosse.

Les peintures abstraites de Jagna Ciuchta font corps avec l’architecture et elles a eurent souvent à la surface d’images imprimées, assumant ainsi pleinement l’aspect ornemental et primaire de la peinture dès lors qu’elle est conçue pour s’insérer dans l’architecture ou telle qu’elle s’applique aussi ici de manière décorative autant que parasitaire à des représentations guratives. Les motifs de dégradés en diagonale qui rythment l’espace sont ici l’équivalent d’une signature et quoiqu’il en soit d’un geste pictural qui marque littéralement ces images appropriées que sont ces scénographies, ces lieux architecturaux, ces vues d’expositions en démontage. (…)

→ Texte complet / Download english version

La Salle de bains invitée par Paris Internationale 2015

Hors les murs → AAAAHHH!!! Paris Internationale

08 sept. — 07 nov. 2015
Hors les murs Galerie des Terreaux

« Les choses que tout le monde ignore et qui ne laissent pas de traces n’existent pas » est une citation de La Conscience de Zeno (1923) de l’écrivain Italo Svevo.

Dans cette auto-biographie fictive qu’il adresse à son docteur et psychanalyste, l’auteur interroge la sincérité de l’introspection dès lors qu’elle est partagée avec un tiers ou rendue publique. Il fait ainsi part de toute sa réticence à l’égard de la psychanalyse.

A travers cette nouvelle psychologie des profondeurs, le personnage principal et narrateur, Zeno, s’enfonce dans les dédales d’une mise en abîme permanente de sa propre pensée et d’une mise en scène de lui-même où se confondent joyeusement la réalité, la fiction et le fantasme — trois notions sous-jacentes aux nombreuses pistes de réflexions engagées par la présente exposition collective.

En résonance avec la Biennale de Lyon 2015
Galerie des Terreaux 
12 place des Terreaux
69001 Lyon

12 juin — 09 août 2015
Hors les murs Institut d’Art Contemporain

Dans le jargon informatique, noclip se traduit en français « passe-muraille ». Ce vocable provient plus spécifiquement de l’univers des jeux vidéos de tir à la première personne. Il définit l’état physiquement « éthéré » d’un personnage qui a la capacité de passer à travers n’importe quel élément de l’architecture (murs, sol, plafond). Dans le présent contexte, il est simplement le terme auquel l’exposition personnelle de l’artiste canadien Steve Bishop emprunte son titre. Pourtant de prime abord, rien dans cette exposition n’évoque l’univers des jeux vidéos…

Un exposition hors les murs du centre d’art La Salle de bains
Commissariat : Caroline Soyez-Petithomme
Adresse : Institut d’Art Contemporain
11, rue du Docteur Dolard
69100 Villeurbanne

13 mai — 17 mai 2015
Hors les murs Espace Verney-Carron

Ecouter gratuitement l’album Noise Surround enregistré par BrutPop et réalisé en collaboration avec les patients du Centre Hospitalier Saint Jean de Dieu de Lyon
Nuits sonores – Extra!

La Salle de bains invite BrutPop (David Lemoine, chanteur du groupe Cheveu et Antoine Capet, éducateur et fondateur de la revue Entrisme) à réaliser une création musicale en collaboration avec les patients du Centre Hospitalier Saint-Jean de Dieu. La Salle de bains investira pour l’occasion l’Espace Verney-Carron situé à Confluences, le quartier phare des Nuits Sonores.

BrutPop
David Lemoine, chanteur du groupe Cheveu
et Antoine Capet, éducateur et fondateur de la revue Entrisme.

Espace Verney-Carron
45 quai Rambaud — 69002 Lyon

Concerts
Vivian Grezzini / Ecoute la Merde / Underground pollution Christophe Bernard / Noizemaker / NHDIYSTREC

L’exposition Noise Surround est un partenariat entre La Salle de bains et le Centre hospitalier Saint-Jean-de-Dieu qui a bénéficié des aides du programme « Culture et santé », de l’ARS, de la DRAC-Rhône-Alpes et de la Région Rhône-Alpes.

Scénographie de l’exposition: Elsa Audouin
Graphisme: Huz & Bosshard

10 avr. 2015 — 03 janv. 2016
Hors les murs Musée gallo-romain de Lyon-Fourvière

Sticks and Stones est une série de sculptures que l’artiste écossaise Lucy Skaer a initié en 2013 à partir d’une planche d’acajou rouge (mahogany en anglais). Appelé également «acajou de Bélize », ce bois porte le nom du fleuve qui est aussi celui de l’ancienne colonie britannique située au Brésil. Cette essence précieuse et sacrée a été exploitée à partir de la fin du 19ème siècle pour la fabrication de navires et surtout exporté en masse via le fleuve Bélize pour la production de meubles peu coûteux fabriqués au Royaume-Uni.

Lucy Skaer
Née en 1975 à Cambridge. Vit et travaille à New York et Glasgow.

Musée Gallo-Romain de Lyon-Fourvière
17 rue Cléberg — 69005 Lyon

Sticks and Stones est un partenariat entre La Salle de bains, le British Council Scotland, le gouvernement écossais, le Musée Gallo-Romain de Lyon-Fourvière et le Grand Lyon – Métropole, les galeries Peter Freeman, inc. et Murray Guy.

28 nov. 2014 — 17 janv. 2015
Hors les murs École nationale supérieure des beaux-arts de Lyon

Le PVC rose brillant semble encore humide, comme une couche de peinture fraîchement posée non pas sur le mur mais le long du mur, simplement suspendue à un rail d’aluminium.

Cette nouvelle série d’œuvres réalisée par Halvor Rønning et Martyn Reynolds est littéralement de la peinture sans châssis ni toile. Son type d’accrochage évoque la tapisserie autant que l’atmosphère transpirante d’une salle de gym. Le monochrome rose sert à la fois de fond et de surface, il s’entremêle par intermittence aux autres éléments de la composition picturale. Ce matériau étrange, redondant et kitsch fonctionne comme la peau neuve et toujours plus artificielle de ces images désincarnées de célébrités.

Halvor Rønning & Martyn ReynoldsNés en 1984 à Bergen et en 1981 à Auckland.
Basés à Oslo et à Vienne.
En partenariat avec la résidence Moly-Sabata / Fondation Albert Gleizes, L’Ambassade Royale de Norvège, le Norwegian Visual Artists Remuneration et l’ENSBA de Lyon.

05 juin — 17 août 2014
Hors les murs MAC Lyon

Ben Schumacher est né en 1985 à Kitchener (Canada) où il a étudié l’architecture au sein de la Waterloo University. Après avoir travaillé pour plusieurs agences d’architecture, il entreprend des études de Beaux- Arts à New York (où il vit et travaille depuis).

De sa courte expérience d’architecte, il a conservé un grand intérêt pour les schémas, notes et dessins, mais aussi pour les maquettes, les échantillons de matériaux et les multiples supports de communication plus ou moins élaborés en termes de graphisme, de technique d’impression et de reproduction.

13 juin — 02 août 2014

A La Salle de bains à Lyon, l’artiste néo-zélandais Tahi Moore présente quatre nouveaux courts métrages sans son mais dont les sous-titres fonctionnent tour à tour comme des commentaire en voix-off de l’artiste et comme les répliques des dialogues entre acteurs. La banlieue d’Auckland est le décor dans lequel les personnages évoluent à la recherche de leurs raisons d’être en rompant avec leur quotidien, avec leurs habituelles existences qu’ils définissent comme oisives et indécises. Chaque court-métrage repose sur l’ambiguïté de ce qui est réel ou fictionnel et sur l’impossibilité d’une autopoïèse épanouissante dans les rôles joués par chaque personnage.

18 avr. — 07 juin 2014

L’image du carton d’invitation constitue une des possibles entrées dans l’exposition « Sans titre » de l’artiste autrichien Ernst Caramelle. Il s’agit de la valise dans laquelle le peintre range ses pinceaux, éponges et esquisses de futures peintures. Elle incarne de manière presque emblématique ce qui a fait la renommée de l’artiste au cours de ses quarante dernières années : des peintures murales abstraites et éphémères qui jouent avec l’architecture du lieu d’exposition. Cette image s’avère également, non sans humour, archétypale de l’idée du peintre se déplaçant avec ses couleurs comme avec un atelier portatif. Ernst Caramelle voyage pour réaliser des peintures uniques qui ne sont donc ni transportables ni transposables.

La matérialité des peintures et l’économie de moyens dont elles résultent — des pigments purs dilués dans de l’eau et appliqués directement à l’aide d’un pinceau ou d’une éponge sur un mur non-préparé — portent en eux une certaine forme de légèreté mais aussi de fragilité qui persiste après l’intervention de l’artiste. Bien qu’il ait cessé de réaliser des performances dès les années quatre-vingt, la réalisation de ses peintures peut être comprise comme une forme résiduelle, minimale et invisible, de performance. Cette fragilité réside également dans un ensemble de critères qui se déduisent des peintures : la présence de l’artiste demeure indispensable tout comme son appréhension aiguisée des contraintes architecturales et le savoir-faire qu’il a élaboré au fil de sa carrière. Le choix de ne pas rendre transmissible la réalisation de ses peintures est radical puisqu’Ernst Caramelle n’a jamais réalisé de peintures sur toiles ou sur bois. En outre, a contrario de certains artistes conceptuels, comme par exemple Sol Lewitt, Ernst Caramelle n’accompagne pas ses peintures d’un certificat ou d’instructions qui permettraient de refaire l’œuvre ici ou ailleurs, programmant ainsi la disparition de la majeure partie de son œuvre et rendant impossible toute rétrospective au sens strict du terme.

Pour La Salle de bains à Lyon, l’artiste a réalisé plusieurs peintures in situ qu’il a entrepris de faire dialoguer avec une partie de sa collection d’images anonymes, qui constitue le pendant graphique et pérenne de son travail pictural. Contre toute attente, les peintures n’ont rien de monumentales, elles ne se confrontent pas au lieu de manière frontale mais occupent subtilement les retours des murs, les espaces de transition entre chaque salle, laissant ainsi une large place aux images sérigraphiées. Ces dernières sont des collages ou montages d’images trouvées à partir desquelles l’artiste perpétuent des agencements ou variations, ces posters sont pour la plupart des éditions non numérotées et non signées redoublant ainsi leur anonymat.

La transparence des peintures qui révèlent les surfaces plutôt qu’elles ne leur font écran ou ne les obstruent répond aux effets de transparence et de superpositions des compositions réalisées avec des images trouvées. Les rectangles et découpes créées par les peintures laissent supposer que les compositions picturales pourraient être les esquisses ou maquettes de futurs collages, les zones de couleurs abstraites seraient alors remplacées par des images. Cette juxtaposition de peintures abstraites et d’images se poursuit dans les livres d’artistes disposés à l’entrée de l’exposition pointant ainsi qu’Ernst Caramelle ne pratique pas une peinture conceptuelle abstraite dogmatique ou orthodoxe, que tout demeure ouvert, en perpétuelle évolution ; et en contre-point de la maîtrise de l’espace et de la couleur qui sont en quelque sorte devenus ses marques de fabriques, l’imprévu, l’aléatoire et l’accident font toujours partie intégrante de son processus de création.

Ernst Caramelle est né en 1952 à Hall (Tyrol) en Autriche. Il vit et travaille à Karlsruhe, Frankfurt sur le Main et New York.
Commissariat de l’exposition : Caroline Soyez-Petithomme

10 sept. 2013 — 04 janv. 2014

Bruno Botella met en place des procédés de fabrication complexes dont le but serait non pas d’aboutir à un objet déterminé mais de traverser les états provisoires de la matière. La sculpture n’est jamais qu’une étape dans un processus que l’artiste cherche à faire déborder. Les objets, au terme de longues recherches, doivent toujours être soumis à une nouvelle action, être mis en tranche, plongés dans l’eau, retournés comme une chaussette ou jetés dans un caniveau, soit selon les dires de l’artiste subir « un coup tordu ».

Bruno Botella, né en 1976 en france vit et travaille à Paris.
Représenté par la Galerie Samy Abraham.
Commissariat : Caroline Soyez-Petithomme
FOCUS / Biennale de Lyon Résonance

05 sept. — 05 nov. 2013
Hors les murs Centre hospitalier Saint Joseph Saint Luc

Le travail de David Malek semble s’inscrire de manière exclusive dans une histoire spécifique, celle de la peinture abstraite américaine. Il a pourtant réalisé indifféremment ces dernières années des séries géométriques et des séries figuratives qui ont beaucoup en commun d’un point de vue conceptuel. Les espaces qu’elles ouvrent renvoient à des moments d’accomplissement historique de la Raison (l’invention de la perspective, les Lumières, la conquête de l’espace), ou au contraire à des moments d’échec brutaux, où le jeu s’arrête et où la logique connaît un crash violent (comme la couleur du carton, empruntée à l’écran bleu qui signale sur windows qu’un problème grave -fatal- est survenu). Qu’une peinture abstraite puisse être regardée comme une peinture d’histoire n’est pas l’une des moindres intuitions que porte son travail.

Ajoutons un élément essentiel. S’il est entendu que la reproduction d’une œuvre d’art est toujours mensongère, cette affirmation se vérifie particulièrement devant ce travail. Les images promettent une peinture lisse, propre, et graphique. Mais ses œuvres sont épaisses, et artisanales. Il ne s’agit pas ici de fétichiser la matière, l’accident ou le fait-main, ou de valoriser le mal-fait contre le bien-fait.
Il s’agit simplement d’indiquer que cette peinture est le fruit d’une croyance rationnelle (« chacun possède la capacité d’accomplir un travail de qualité ») et qu’elle défend résolument une approche matérialiste de l’art : « il existe un artisan intelligent en chacun de nous » (R. Sennet, The Crafstman).

David Malek
Né en 1977 (USA).
Vit et travaille à Paris.
Représenté par Triple V, Paris et Ribordy Contemporary, Genève

Commissariat : Jill Gasparina
FOCUS / Biennale de Lyon Résonance

Centre Hospitalier Saint Joseph Saint-Luc
20 quai Claude Bernard, 69007 Lyon

Le Centre Hospitalier Saint Joseph Saint-Luc reçoit le soutien de la Direction régionale des affaires culturelles Rhône-Alpes, de la Région Rhône-Alpes et de l’Agence régionale de santé Rhône-Alpes dans le cadre du programme régional “Culture et Santé”.

07 juin — 13 juill. 2013

Space Soap Strange Hypnosis Opera est le titre commun aux deux expositions personnelles qui se tiennent en même temps à La Salle de bains, celle de David Evrard (BE) et celle de Mathis Gasser (CH).

“J’aime vraiment la culture en général, explique David Evrard, c’est pour cette raison que je m’intéresse à tous ces trucs, autant à la paysannerie qu’aux groupuscules anarchistes, aux comics ou à Faulkner, Flaubert, et Mallarmé.” Son exposition est ainsi un condensé d’obsessions culturelles très personnelles, de formes récupérées, et de produits d’expériences improvisées qui s’accumulent généreusement. 

Mathis Gasser montre pour la première fois des œuvres appartenant à The Alien Project, notamment une nouvelle série d’une vingtaine de peintures. Ce projet, entamé en 2012, porte l’impact que la découverte potentielle d’êtres extraterrestres pourrait avoir. L’alien sort ainsi du contexte cinématographique pour devenir une créature de pensée, permettant d’élaborer de nouvelles manières d’envisager ce que serait l’Autre, et le futur sur le vaisseau spatial terrien.

David Evrard
Né en 1970 (Belgique).
Vit et travaille à Bruxelles.
Artiste et auteur, membre du collectif Komplot avec lequel il édite la revue YEAR.

Mathis Gasser
Né en 1984 (Suisse).
Vit et travaille à Londres.
Représenté par Ribordy Contemporary.

Cette exposition reçoit le soutien de Pro Helvetia – Fondation suisse pour la culture et de WBI – Wallonie-Bruxelles International.

05 févr. — 27 avr. 2013

Après un artiste accroupi, des monochromes roses et une chorale, récemment présentés au centre d’art contemporain Circuit de Lausanne, Aloïs Godinat investit l’espace de La Salle de bains à Lyon avec une partition et des séquences visuelles et sonores systématiques, intenses et minimales. Entre répétition, amplification et condensation, l’exposition convoque un refrain à la fois proche et lointain. La pratique de l’artiste suisse Aloïs Godinat (né en 1978) est essentiellement centrée autour de la sculpture de petite taille, l’utilisation de matériaux pauvres, de l’imprimé, de formes et de gestes conjugués au passé, et d’expérimentations sonores. A l’occasion de son exposition personnelle BABANANALILITÉTÉ, Aloïs Godinat poursuit ailleurs et autrement ses recherches formelles et conceptuelles sur les objets récurrents qui constituent son répertoire.

Aloïs GodinatNé en 1978 (Suisse).
Vit et travaille et à Lausanne.
Représenté par Chez Valentin et Galerie Francesca Pia.

Commissariat : Lionnel Gras

Cette exposition  a reçu le soutien des Affaires culturelles de l’Etat de Vaud, du Fonds d’art contemporain de la Ville de Genève (FMAC), de la Ville de Lausanne et de Pro Helvetia – Fondation suisse pour la culture.

08 déc. 2012 — 17 mars 2013
Hors les murs Fort du Bruissin

Pour sa dixième exposition, depuis sa réhabilitation, le Fort du Bruissin, centre d’art contemporain de Francheville a invité Caroline Soyez-Petithomme, directrice artistique de La Salle de bains, a concevoir un projet d’exposition d’un ou une artiste de son choix. Elle a choisi de présenter le travail de l’artiste américaine Lisa Beck et d’investir l’ensemble des espaces d’expositions du centre d’art contemporain.

→ Fr/ Eng Texte complet au format pdf

Lisa Beck
Née en 1958 (USA).
Vit et travaille à NYC.
Représentée par Feature Inc. et Lisa Ruyter.

L’exposition Endless de Lisa Beck est un partenariat entre Le Fort du Bruissin (producteur de l’exposition) et La Salle de bains (commissariat par Caroline Soyez-Petithomme). Le Fort du Bruissin est financé par la ville de Francheville et la région Rhône-Alpes.

Archipel est le titre qu’Adrien Missika a choisi pour son exposition personnelle à la Salle de bains et pour la nouvelle installation vidéo produite à cette occasion. Loin de tout fétichisme technologique et de toute sophistication en termes de display, c’est par un parti pris résolument low-fi que Missika recrée physiquement et métaphoriquement ce réseau discontinu d’îles caractéristique de l’archipel. C’est à la suite de voyages successifs et grâce aux images qu’il a tournées au volcan Kilauea à Hawaï, au cratère d’Ubehebe en Californie et à Stromboli sur les îles Éoliennes que l’artiste a concu Archipel.

→ Revue de presse au format PDF

Adrien Missika
Né en 1981 à Paris.
Vit et travaille à Genève et Berlin.
Représenté par Galerie Crone.

Cette exposition a reçu le soutien de Pro Helvetia – Fondation suisse pour la culture – de la Ville de Genève, du Fonds cantonal  d’art contemporain, SCC, DIP, Genève –  République et Canton de Genève.
Grolsch est partenaire de nos vernissages.

13 oct. — 03 nov. 2012

Lors de la première rétrospective de Frank Stella au MoMA en 1970, William Rubin qualifie les toiles de l’artiste américain de Stripe Paintings. Il ajoute que l’ensemble des différentes séries de peintures à bandes présentées pourrait être considéré comme l’extension d’un seul et même concept pictural, en dépit de toutes leurs différences.

L’exposition emprunte son titre à l’appellation de Rubin et propose d’analyser sous forme de projection, de conférence et de lecture, l’héritage visuel de Frank Stella dans les œuvres de Jean-Baptiste Maitre et d’Øystein Aasan.

→ Texte complet au format PDF

Øystein Aasan
Né en 1977 (Norvège).
Vit et travaille à Berlin.
Représenté par psm gallery.

Jean-Baptiste Maitre
Né en 1978 (France).
Vit et travaille à Amsterdam.
Représenté par Galerie Martin van Zomeren.

Commissariat : Arlène Berceliot Courtin
L’exposition Stripe Paintings a reçu le soutien de l’Ambassade de Norvège et de l’Office for Contemporary Art Norway.

13 juin — 29 sept. 2012

Décrivons brièvement le contenu de l’exposition Ourhouse Episode 3 feat. BAD COPY: une vidéo (le troisième épisode de la série Ourhouse, entamée en 2010), un photogramme, une sculpture sur un socle lumineux, et un animatronique (une sculpture dotée d’un programme électronique qui lui permet d’être animée). L’ensemble est installé dans l’espace pour l’occasion totalement transformé de la Salle de bains. Les larges baies vitrées ont été occultées, et les murs recouverts d’un feutre fin qui crée une isolation sonore en même temps qu’il constitue un ensemble sculptural aux allures primitivistes. L’exposition se construit néanmoins autour de la vidéo, projetée symboliquement au centre de l’espace, dans un dispositif d’emblée carnavalesque puisqu’on peut passer derrière l’écran…

Nathaniel Mellors
Né en 1974 (Angleterre).
Vit et travaille à Amsterdam (Pays Bas).
Représenté par Matt’s Gallery (Londres), Monitor (Rome), Diana Stigter (Amsterdam).

Cette exposition a reçu le soutien de Fluxus, fonds franco-britannique pour l’art contemporain, Institut Français, Nomad, Matt’s Gallery, Mondriaan fund, Smart Project Space, Nederlands Film Fonds, Eastside Projects.

La traduction et le sous-titrage en français des épisodes 1, 2 & 4 de Ourhouse ont été rendus possible grâce au soutien de l’Ambassade du Royaume des Pays-Bas.

03 avr. — 09 juin 2012

Tell The Children / Abstraction pour enfants est une exposition collective qui rassemble les œuvres de dix-huit artistes originaires de Suisse, des États-Unis et du Royaume-Uni.

La présente exposition fait écho à Paintings for Children (peintures pour enfants) réalisée par Andy Warhol en 1983 à la galerie Bischofberger à Zürich. Trente ans plus tard, Tell the Children / Abstraction pour enfants sonne comme un clin d’œil amusé à l’exposition qu’organisa Andy Warhol avec la complicité de son galeriste. À la Salle de bains, en 2012, les peintures ne sont plus des œuvres pop mais des peintures abstraites. Cependant, le principe d’accrochage est resté le même : des peintures de petit ou moyen format, accrochées à hauteur d’enfant sur un papier peint. Tell the Children / Abstraction pour enfants peut se lire autant comme une installation, une œuvre à part entière, qu’une carte blanche donnée à l’artiste Francis Baudevin. Elle offre ainsi un large panel de réflexions sur la peinture abstraite aujourd’hui et sur les influences réciproques qu’elle entretient avec le graphisme, le design industriel ou la bande dessinée.

Ian Anüll
Né en 1948 (Suisse).
Vit et travaille à Zurich.
Représenté par Mai 36.
John Armleder
Né en 1948 (Suisse).
Vit et travaille à Genève.
Représenté par Mehdi Chouakri.Lisa Beck

Née en 1958 (USA).
Vit et travaille à NYC.
Représentée par Feature Inc. et Lisa Ruyter.
Claudia Comte
Née en 1983 (Suisse).
Vit et travaille à Berlin.
claudiacomte.ch
Stéphane Dafflon
Né en 1976 (Suisse).
Vit et travaille à Lausanne et Paris.
Représenté par Air de Paris.
Philippe Decrauzat
Né en 1974 (Suisse).
Vit et travaille à Lausanne.
Représenté par Mehdi Chouakri.
Christian Floquet
Né en 1961 (Suisse).
Vit et travaille à Genève.
Jacob Kassay
Né en 1984 (USA).
Vit et travaille à New York.
Représenté par Eleven Rivington.

Richard Kirwan

Né en 1969 (Angleterre).
Vit et travaille à Londres.

 
Flora Klein
Née en 1988 (Suisse).
Vit et travaille à Lausanne.Emil Michael Klein

Né en 1982 (Allemagne).
Vit et travaille à Bâle.
Représenté par Gaudel de Stampa et Nicolas Krupp.
Stéphane Kropf
Né en 1979 (Suisse).
Vit et travaille à Lausanne.

Jean-Luc Manz

Né en 1952 (Suisse).
Vit et travaille à Lausanne.
Représenté par Susanna Kulli.
Olivier Mosset
Né en 1944 (Allemagne).
Vit et travaille à Tucson.
Représenté par Les Filles du Calvaire.

Mai-Thu Perret

Née en 1976 (Suisse).
Vit et travaille à Genève.
John Tremblay
Né en 1966 (USA).
Vit et travaille à New York.
Représenté par Triple V.

Dan Walsh

Né en 1960 (USA).
Vit et travaille à New York.
Représenté par Paula Cooper.

Commissariat : Francis Baudevin et Caroline Soyez-Petithomme

Tell The Children / Abstraction pour enfants a reçu le soutien de Pro Helvetia – Fondation suisse pour la culture.

19 mars 2012

Jeremy Deller et La Salle de bains ont le plaisir de présenter pour la première fois en France Our Hobby is Depeche Mode, un documentaire sur Depeche Mode et ses fans par Jeremy Deller et Nick Abrahams.

Jeremy Deller

Né en 1966 (Angleterre).
Vit et travaille à Londres.
Représenté par Art Concept.

24 janv. — 10 mars 2012

Depuis ses débuts la sculpture de Stéphanie Cherpin se caractérise par une dimension paradoxale, entre brico­lage et monumentalité. Plus récemment, sa pratique se concentre davantage sur les espaces qu’elle investit, dans un jeu d’écho, de travestissement et de perturbation. No Room, le titre de l’exposition, évoque autant les contrain­tes auxquelles Stéphanie Cherpin a dû faire face dans la préparation de ses pièces que l’espace exigu de la Salle de bains. Pour la première fois, elle a travaillé en amont à partir d’une banque de données d’images, et d’un inven­taire de matériaux pour concevoir ensuite les pièces in situ.

Stéphanie Cherpin
Née en 1979 (France).
Vit et travaille à Paris.
Représentée par Cortex Athletico.

Commissariat : Paul Bernard

25 nov. 2011 — 07 janv. 2012

Après Vérité tropicale (Circuit, Lausanne, 2009) qui examinait l’existence de formes exotiques – certaines géométriques abstraites – héritées des mythologies pop; et La diagonale du vide (La Salle de bains, 2010) qui s’intéressait à la géométrie comme source et support de l’imaginaire collectif, mais également comme contrôle politique du territoire, l’équipe de La Salle de bains poursuit ses investigations sur la géométrie. L’exposition Comique Géométrique, comme son nom l’indique, et dès la blague qui illustre son carton, est dédiée à des pratiques comiques de la géométrie et de l’abstraction. Il faut entendre le terme “comique”, ici, dans un double sens, et d’abord celui du genre comique. Les œuvres de Comique Géométrique fonctionnent sur une série de procédés comiques assez classiques…

Mathis Gasser
Né en 1984 (Suisse).
Vit et travaille à Londres.
Représenté par Ribordy Contemporary.

Hedwig Houben
Née en 1983 (Pays Bas).
Vit et travaille à Amsterdam.

.

François Morellet
Né en 1926 (France).
Vit et travaille à Cholet

Hugo Pernet
Né en 1983 (France).
Vit et travaille à Lyon.
Représenté par Triple V.
Performance de Hedwig Houben le 24 novembre 2011 à 19h30.

10 sept. — 29 oct. 2011

À l’occasion de sa première exposition personnelle en France, à La Salle de bains à Lyon, Glen Rubsamen présente une nouvelle installation composée de photographies, de peintures et de vidéos. Il poursuit ainsi son approche d’un élément iconique et archétypal du paysage exotique : le palmier.
Considérant le palmier comme un motif formel ou pictural et comme un outil conceptuel, l’artiste qui s’est récemment installé à Rome, a adapté ses recherches à ce nouveau contexte naturel et culturel. Bien que Rubsamen soit originaire de Los Angeles, sa fascination pour le palmier n’est pas directement lié à ses origines californiennes. Cet objet qu’il a érigé en véritable notion est à envisager comme un concept global au sens large du terme. C’est en Europe qu’il a commencé à s’intéresser à l’iconographie de cet arbre et c’est précisément au retour d’un voyage à Dubaï qu’il réalisé ses premières peintures de palmiers.

Glen Rubsamen
Né en 1957 (USA).
Vit et travaille à Dusseldorf, Berlin et Rome.
Représenté par Mai 36 et Robert Miller.

10 sept. — 29 oct. 2011

L’année 2011 a vu le triomphe définitif de Mad Men. La mini-série télé The Kennedys a lamentablement échoué, mais la tournée Âge tendre et tête de bois a connu plus de succès encore que les années précédentes. Les rédactrices de mode n’ont eu de cesse d’exhorter leurs lectrices à porter des couleurs vives, des jupes midi, des tailles hautes bien marquées et de larges traits d’eye-liner. Et la Beatlemania est toujours mondiale.

Par delà la mode du vintage et le jeu des revivals si fréquemment utilisés par le marketing, il se pourrait que l’année 1964 soit un excellent miroir pour approcher les enjeux culturels et politiques de l’époque qui est la nôtre. La New York World’s Fair attire entre 1964 et 1965 près des 52 millions de spectateurs. Ouverte dans le Queens quelques mois seulement après l’assassinat à Dallas de John F. Kennedy, elle offre à une foule massive de visiteurs l’expérience réconfortante mais mensongère d’un monde d’innovation, de confort, et de progrès.

Nicolas Garait-Leavenworth

Né en 1978 (France).
Vit et travaille à Lyon.
Représenté par Cortex Athletico.

 

The Nun and The Architect, performance de Nicolas Garait- Leavenworth, le jeudi 6 octobre à 20h.

11 avr. — 30 juill. 2011

À l’occasion de sa première exposition personnelle en France (à la Salle de bains, à Lyon) l’artiste britannique Steve Claydon présente un nouvel ensemble d’objets. Mon Plaisir… Votre travail… rassemble quatre sculptures autonomes qui sont comme régulièrement animées par un dispositif lumineux et auditif. L’exposition forme ainsi un tout, une installation performative dont les membres de l’équipe de la Salle de bains sont les performers temporaires. Leur rôle consiste à retirer et remettre la tête de la céramique exposée dans la petite salle en fonction de la couleur du spot lumineux et du son produit par le synthétiseur Korg placé à l’entrée.

Steven Claydon

Né en 1969 (Angleterre).
Vit et travaille à Londres.
Représenté par Hotel.

14 févr. – 26 mars 2011

Genêt Mayor est un jeune artiste suisse. Né en 1976, il vit à Cheseaux-sur-Lausanne dans le canton de Vaud, près de Lausanne. Ses sculptures, assemblages ou dessins s’organisent en un répertoire de supports incongrus et d’objets trouvés que l’artiste orne de couleurs vives et de motifs abstraits, laissant apparaître par intermittence des éléments figuratifs, fantastiques et imaginaires.
Que ce soit par des effets de test projectif ou par le biais de fragments figuratifs, les œuvres se chargent de fragments d’histoires et de potentiels indices narratifs.

L’univers de Mayor demeure telle une bulle quelque peu isolée du monde, entre le microcosme fictif et la collection personnelle d’objets exotiques. Tel un commissaire d’exposition ou un metteur en scène, l’artiste joue avec sa propre production d’objets. Le display, la mise en regard des œuvres les unes par rapport aux autres, fait partie inhérente de la pratique artistique de Mayor. À chaque exposition, il expérimente différents moyens d’exposer, via des dispositifs aux connotations muséographiques diverses (cabinet de curiosité, galerie de sculptures, musée d’ethnographie, reconstitution d’habitat domestique ou boutique de souvenir).

Genêt Mayor

Né en 1976 (Suisse).
Vit et travaille à Cheseaux.

14 févr. — 26 mars 2011

Dans son Vocabulaire d’Esthétique, Étienne Souriau écrit que le terme “motif” désigne, dans les arts plastiques, 1) un dessin ou en général une forme unitaire, sculptée ou peinte, qui se répète ou se développe de manière décorative, 2) la réalité que veut rendre un peintre.

Il ajoute, ce qui est faux, que le terme ne s’emploie pas en littérature avant de s’intéresser à l’étymologie du terme ; motivus désigne, en latin, “ce qui meut”. Le motif d’un décor ornementé, le motif, paysage où va le peintre, le motif (mélodique, harmonique, rythmique) qui est réputé conférer à une pièce de musique son allant, son allure ou son unité, paraissent avoir ceci de commun avec le motif (psychologique) d’un comportement, ou le motif (juridique) d’un arrêté, qu’ils impriment au contexte au sein duquel ils agissent une orientation, une direction, un but.

Sophia Ajdir

Née en 1986 (Maroc).
Vit et travaille à Bordeaux.

22 nov. 2010 — 22 janv. 2011

Dès ses premiers travaux, l’artiste américain Allan McCollum s’est évertué à tout quantifier : le nombre de pièces que ses systèmes lui permettent de fabriquer, celles qui ont déjà été réalisées, celles qui ont été exposées. Songeons aux Surrogate Paintings, ersatz de tableaux qu’il commence en 1978, puis aux Plaster Surrogates (à partir de 1982), moulages en plâtre peint dont la technique de fabrication accroît notablement la capacité de production de l’artiste. Songeons encore à la brocante générique que sont les Individual Works, petits objets moulés, réalisés en gypse à partir d’un assemblage de deux moules, chacun étant différent des autres. Les Individual Works ont été par exemple produits à 30 000 exemplaires, les Surrogates à quelques milliers.

Allan McCollum
Né en 1944 (USA).
Vit et travaille à Brooklyn.
Avec le soutien de Étant donnés, French-American Fund for Contemporary Art, programme de FACE ainsi que l’aide et le soutien technique de Graphicstudio / Institute for Research in Art.

13 sept. — 06 nov. 2010

La présente exposition s’inscrit dans cadre du festival “Lyon Septembre de la Photographie” et propose donc, via le thème “US today after”, une réflexion sur les liens entre photographie documentaire et art contemporain.
The Center for Land Use Interpretation (CLUI – Centre d’interprétation de l’utilisation du territoire) est une organisation à but non lucratif fondée à Los Angeles, le CLUI est une organisation à but non lucratif fondée à Los Angeles en 1994. Son but est de documenter et de diffuser des informations sur la distribution, l’utilisation et la perception du territoire américain. L’ensemble des activités (campagnes photographiques, expositions, publications, résidences d’artistes) est entièrement documenté et mis en ligne sur le site Internet du CLUI. Cette base de données est l’objet central de l’entreprise qui combine supports multimédia et approches pluridisciplinaires.
L’exposition État d’urgence aborde le thème de la sécurité en général, via les sites d’entraînement et de simulation pour civils, policiers et militaires aux États-Unis. L’ensemble des 130 photographies offre un aperçu de ces lieux et paysages dont l’anticipation de la catastrophe est le maître mot implicite, mais dans laquelle ne figure ici aucune présence humaine.

CLUI
The Center for Land Use Interpretation (Centre d’Interprétation de l’Utilisation du Territoire) est une organisation à but non-lucratif fondée à Los Angeles en 1994. Son but est de documenter et de diffuser des informations sur la distribution, l’utilisation et la perception du territoire américain. L’ensemble des activités (campagnes photographiques, expositions, publications, résidences d’artistes) est entièrement documenté et mis en ligne sur le site Internet du CLUI. Cette base de données est l’objet central de l’entreprise qui combine supports multimédia et approches pluridisciplinaires.

Dans le cadre de l’édition 2010 de “Lyon Septembre de la Photographie”
Scénographie : Claire Moreux

21 juin — 31 juill. 2010

La présente exposition à La Salle de Bains s’articule en deux propositions parallèles : l’exposition personnelle de l’artiste britannique Sara MacKillop intitulée Addendum et l’exposition collective Discrétion/Détermination rassemblant des œuvres de Pierre-Olivier Arnaud, Elena Bajo, Nicolas Guiot, Shaan Syed et Adam Thompson.

En regard d’Addendum, l’exposition collective Discrétion/Détermination réunit des processus artistiques participant de la sélections d’objets ou d’images trouvés et de la destruction ou de la déconstruction de la photographie et de la peinture.
Discrétion/Détermination fait suite à la rencontre récente du commissaire avec chacun des artistes et aux coïncidences formelles et conceptuelles qui lient entre elles chacune des œuvres présentées.

Pierre-Olivier Arnaud
Né en 1972 (France).
Vit et travaille à Lyon.
Représenté par Art Concept.

Elena Bajo
Née en 1976 (Espagne).
Vit et travaille entre Berlin et New York.
Représentée par D+T Project.

Nicolas Guiot
Né en 1978 (France).
Vit et travaille à Paris.

Shaan Syed
Né en 1977 (Canada).
Vit et travaille à Londres.
Représenté par Michel Janssen.

Adam Thompson
Né en 1980 (Angleterre).
Vit et travaille à Londres.

21 juin — 31 juill. 2010

La présente exposition à La Salle de Bains s’articule en deux propositions parallèles : l’exposition personnelle de l’artiste britannique Sara MacKillop intitulée Addendum et l’exposition collective Discrétion/Détermination rassemblant des œuvres de Pierre-Olivier Arnaud, Elena Bajo, Nicolas Guiot, Shaan Syed et Adam Thompson.

Sara MacKillop travaille à partir de livres, de pochettes de disques, de fournitures de papeterie, de papiers anciens, d’étiquettes, d’oeillets ou encore d’enveloppes. Sa démarche procède autant de la collectionnite que de la flânerie, et résulte de ce que Sara MacKillop réunit au gré des disponibilités dans les librairies, papeteries, magasins de disques ou de livres d’occasion. Ainsi, elle sélectionne des produits, puis les détourne de leur fonction première.

Sara MacKillop
Née en 1973 (Angleterre).
Vit et travaille à Londres.

17 avr. — 05 juin 2010

La diagonale du vide est une exposition construite d’abord en rapport avec le cinéma d’Eric Rohmer, récemment disparu. On sait qu’à la façon des moralistes du 17ème siècle comme Labruyère ou La Rochefoucauld, il était dans ses films un observateur très fin des mœurs de son époque et de ses pratiques de langages.
Mais du siècle classique, il hérita aussi la sensibilité arcadienne de Lafontaine, et l’œil géométrique de Pascal et il filma inlassablement le paysage français, dans tous ses archétypes : Paris, la ville de province, les plages bretonnes très embourgeoisées, ou encore les villages déserts de la diagonale du vide. Il évoquait ainsi la Drôme et la vallée du Rhône comme un lieu d’échanges et surtout comme un territoire ayant la forme d’un losange (et il s’agit aussi d’un jeu de mot sur le nom de la société de production fondée en 1962 avec Barbet Schroeder, les Films du Losange).

Simon Boudvin
Né en 1979 (France).
Vit et travaille à Paris.
Représenté par Jean Brolly.

Andreas Dobler
Né en 1963 (Suisse).
Vit et travaille à Zurich.

Éric Tabuchi
Vit et travaille à Paris.
Représenté par Dohyanglee.

Pierre Vadi
Né en 1966 (Suisse).
Vit et travaille à Genève.
Représenté par Triple V.

Arnaud Verin
Né en 1982 (France).
Vit et travaille à Angers.

 

30 janv. — 27 mars 2010

Pour son exposition personnelle à la Salle de Bains, Mick Peter nous livre sa propre version de la nouvelle de Nicolas Gogol intitulée Le Nez (1835-36). À l’instar de l’adaptation que le compositeur de musique Dimitri Chostakovitch réalise dans les années 1930 pour un opéra, la présente interprétation relève de la fascination pour l’absurdité et l’humour cinglant du texte original.

Le Nez témoigne de la réalité grotesque de la ville de Saint-Pétersbourg, capitale érigée dans la plus grande incohérence et régie par la stupidité de son régime bureaucratique. Elle sert de cadre où s’agite une humanité au destin blafard. Parmi ce fourmillement, Gogol nous conte les aventures de Kovaliov, un agent de l’administration russe, assesseur de collège, dont le nez a subitement pris la fuite. Par le truchement des pérégrinations du nez devenu conseiller d’état et suivant la recherche de ce fugitif organe par son propriétaire, Gogol dresse un portrait satirique de Saint-Pétersbourg. Cette ville nouvelle, artificielle et trompeuse proclamée “fenêtre sur l’Europe” par l’Empereur Pierre Le Grand, n’est qu’un mythe ou une image.

Mick Peter
Né en 1974 (Allemagne).
Vit et travaille à Glasgow.
Représenté par Crèvecœur.

 

20 nov. 2009 — 16 janv. 2010

Le film Background, qui donne son nom à cette première exposition personnelle de Magali Reus en France, met en scène six hommes athlétiques qui ressemblent à des soldats. Ils accomplissent une série de tâches physiques chorégraphiées. La scène se déroule dans un environnement désertique et surréel, au milieu des agrégats, un espace absolument générique. Concentrés et absorbés de manière intense dans leurs actions, ces hommes font des mouvements dont le sens nous reste caché. Essaient-ils de tester leur force ? Sont-ils en compétition ? Le désir qui les meut nous reste étranger.

Comme l’écrit l’artiste : “le film devient un jeu entre trois éléments génériques, les hommes, les matières et le paysage qui semblent interagir. Pourtant, il est difficile de savoir lequel de ces éléments est le plus important et lequel fonctionne comme un simple arrière-plan.” Le film évoque une ambiance contemplative, proche de celle que l’on trouve dans le magnifique film Beau Travail de Claire Denis, qui met en scène un groupe de légionnaires à Djibouti, engagés dans des rivalités amoureuses et physiques. Mais ce qui intéresse Magali Reus est moins une analyse de la construction du genre (chez Denis, les hommes surjouent leur virilité tout en accomplissant des activités traditionnellement catégorisées comme féminines, qu’il s’agisse de repassage, ou de cuisine) qu’une proposition d’ordre sculpturale.

Magali Reus

Née en 1981 (Pays-Bas).
Vit et travaille à Londres.
Représentée par The Approach et Fons Welters.

Cette exposition a reçu le soutien du Fonds municipal de la Haye, Fonds BKV et de l’Ambassade des Pays-Bas en France.

19 sept. — 07 nov. 2009

Spaghetti Hoops est un plat traditionnel qui fait partie de la vie quotidienne britannique et c’est aussi le titre choisi par Anthea Hamilton pour sa première exposition personnelle en France.  Dérivé des pâtes italiennes, le “spaghetti hoops” peut être associé à la bonne qualité des oliviers baignés par soleil, mais qui aurait été transformé en un objet commercial – “l’interprétation de quelque chose de classique dans la culture européenne “, explique l’artiste.

La culture pop anglaise est un facteur essentiel de l’œuvre d’Anthea Hamilton, cependant, à La Salle de bains, elle l’aborde davantage en négatif ou comme un repoussoir. Elle portraiture avec humour l’idée (stéréotypée) de l’Europe comme une aire plus sensuelle et philosophique que la Grande-Bretagne. Une image all-over de pâtes couvre les murs de la salle principale et la disposition d’accessoires variés installe une vague atmosphère de carnaval. Grâce à une riche combinaison de matières colorées, brillantes, sensuelles, à la texture parfois presque liquide, Anthea Hamilton recrée l’effet iridescent de la lumière qui réfléchit sur les façades des architectures de la Sérenissime. Les aspects stéréotypiques de la culture vénitienne ou de l’expérience du touriste sont mis en relation avec une imagerie composée d’aliments sains et de corps bien entretenus. Cet environnement séduisant, bien que parfois saturé d’images, évoque avant tout le désir sexuel.

Anthea Hamilton

Née en 1978 (Angleterre).
Vit et travaille à Londres.
Représentée par Ibid Projects.

 

 

 

06 juin — 04 juill. 2009

Hors les murs → Circuit, Lausanne

Qu’il s’agisse de Warhol et ses superstars new-yorkaises, ou d’Eduardo Paolozzi et Richard Hamilton et leur science-fiction industrielle, l’art pop s’est appuyé d’emblée sur des mythologies toujours spécifiques et locales. Vérité tropicale est une exposition d’été, pensée à partir de l’une de ces mythologies pop, la pulsion exotique qui submergea l’Amérique d’après-guerre.
Une dizaine d’années avant l’apparition du rock’n’roll, les célibataires américains adoptèrent l’escapism comme mode de vie, le dieu polynésien Tiki comme symbole de la libération sexuelle et du voyage, et l’exotica, un sous-genre d’easy-listening, devint la bande-son d’une génération bien décidée à s’amuser.
Dans des décors vaguement inspirés de l’art océanien (dans sa version touristique), un cocktail trop fort à la main, cette génération s’inventa pour un temps un paradis urbain à l’érotisme agressif où l’été ne finissait jamais.

Francis Baudevin

Né en 1964 (Suisse).
Vit et travaille à Genève.
Représenté par Art Concept.

Anthea Hamilton

Née en 1978 (Angleterre).
Vit et travaille à Londres.
Représentée par Ibid Projects.
Mick Peter

Né en 1974 (Allemagne).
Vit et travaille à Glasgow.
Représenté par Crèvecœur.

Magali Reus

Née en 1981 (Pays-Bas).
Vit et travaille à Londres.
Représentée par The Approach et Fons Welters.

Jeffrey Valance

Né en 1955 (USA).
Vit et travaille à Reseda (Californie).
Représenté par Galerie Nathalie Obadia.

Exposition présentée à CIRCUIT, Centre d’art contemporain (Lausanne) dans le cadre de la création contemporaine La belle voisine de Rhône-Alpes en Suisse. Elle a été initiée par la Région Rhône-Alpes et Pro Helvetia, Fondation suisse pour la culture.

01 juin — 29 juill. 2009

Pour la Salle de Bains, Sylvain Rousseau a imaginé une exposition qu’il décrit comme un “scénario” dont chaque œuvre est un personnage. On y trouve, par ordre d’apparition, un perroquet (Le Grand Cacatoes Blanc, sculpture sonore), des cactus aux feuilles dessinées de croquis d’œuvres (Maybe), un grand plafonnier au néon, des posters (Maybe, Panoramic view of a daily walker, XXI), et des petites planches de bois en perspective, posées au sol (Eléments 1, 2, 3, 4, 5). Plusieurs questions se posent : Quel(s) « scénario(s) » ces sculptures jouent-elles, si ce terme est plus qu’une métaphore ? Et pourquoi avoir mis au centre, comme pour faire diversion, cet extravagant personnage principal qu’est le Grand Cacatoes Blanc ?

Sylvain Rousseau
Né en 1979 (France).
Vit et travaille à Paris.
Representé par Triple V.

21 mars — 16 mai 2009

Joanne Tatham and Tom O’Sullivan sont basés à Glasgow. Ils travaillent ensemble depuis quatorze ans. Depuis 2005, leur pratique s’est radicalisée, suivant une systématisation rigoureuse de l’organisation de leur production et de leur collection d’objets.

Tatham et O’Sullivan rassemblent une large variété d’objets, allant des sculptures monumentales ou à échelle réduite, jusqu’à la peinture abstraite, les photographies, les collages, en passant par les readymade, les objets de fabrication artisanale ou les objets trouvés. Ils ont progressivement constitué un répertoire à partir duquel, ils déclinent et combinent des propositions prenant aussi bien la forme d’œuvres autonomes présentées dans des expositions collectives, que d’expositions entières composées d’objets de leur collection et conçues comme un ensemble.

Joanne Tatham & Tom O’Sullivan

Née en 1971 (Angleterre).
Né en 1967 (USA).
Vivent et travaillent à Glasgow.
Représentés par Sutton Lane.

13 févr. — 19 avr. 2009

Hors les murs → Mac Lyon

À partir d’un lieu commun de la réception de l’art contemporain, l’exposition N’importe quoi présente une série de travaux d’artistes éminents sur le mode d’une collection de spécimens dans un musée d’histoire naturelle : une interrogation des conditions d’intégration d’une œuvre dans le monde de l’art et des relations entre l’espace du musée d’art et celui des galeries zoologiques, d’anatomie comparée, paléontologiques, etc.

Claude Closky

Né en 1963 (France).
Vit et travaille à Paris
sittes.net
Matthew McCaslin

Né en 1957 (USA).
Vit et travaille à Brooklyn.

Olivier Mosset

Né en 1944 (Allemagne).
Vit et travaille à Tucson.
Représenté par Les Filles du Calvaire.

Olaf Nicolai

Né en 1962 (Allemagne).
Vit et travaille à Berlin.
Représenté par Eigen+Art.

Mick Peter

Né en 1974 (Allemagne).
Vit et travaille à Glasgow.
Représenté par Crèvecœur.

Sylvain Rousseau

Né en 1979 (France).
Vit et travaille à Paris.
Representé par Triple V.

Joanne Tatham & Tom O’Sullivan

Née en 1971 (Angleterre).
Né en 1967 (USA).
Vivent et travaillent à Glasgow.
Représentés par Sutton Lane.
John Tremblay

Né en 1966 (USA).
Vit et travaille à New York.
Représenté par Triple V.

Xavier Veilhan

Né en 1963 (France).
Vit et travaille à Paris.
Représenté par Andréhn-Schiptjenko, Emmanuel Perrotin et 313 Art Project.
Fabio Viscogliosi

Née en 1965 (France).
Vit et travaille à Lyon.

Kelley Walker

Né en 1969 (USA).
Vit et travaille à New York.
Représenté par Paula Cooper.

Une exposition de La Salle de bains au Musée d’art contemporain de Lyon.

10 janv. — 08 mars 2009

Il a mûri lentement, sûrement, le plan de cette exposition. Yann Géraud s’est intégralement emparé de l’espace de La Salle de bains avec ses grandes compositions désaxées : condensation d’une mythologie très personnelle en cinq sculptures (Odyssée, Tas, Welcome, Erehwon, et New Original Erewhon House), Erehwon p.o.v. n’est pas une somme de propositions décoratives qu’on aurait simplement disposées dans l’espace. C’est un acte d’occupation énergique, une annexion. “Il faudrait avoir le courage de construire nos maisons comme des labyrinthes. ” (Nietzsche)
En dépit des formes physiques, tridimensionnelles, de ses sculptures, le travail de Yann Géraud se situe peut-être d’abord du côté de la poésie et dans le champ plus large de la création littéraire. Le titre est en lui-même une proposition poétique.

Yann Géraud

Né en 1977 (France).
Vit et travaille à Hambourg.

17 nov. — 24 déc. 2008

L’éternel retour 1 : La Méduse s’intéresse au photogramme cinématographique, ou “Frozen Film”, extirpé de son contexte spatio-temporel. Un renversement s’opère : celui du passage de la salle de cinéma à la salle d’exposition. La croyance en l’image cinématographique est effectivement mise à l’épreuve dans l’exposition, à travers notamment un nouveau rapport à l’immobilité : d’une place assise et immobile, le spectateur devient mouvant.

Dans La Méduse, le mouvement est inversé – le spectateur tourne autour d’œuvres cinématographiques devenues immobiles. Plus généralement et dans un mouvement de distanciation brechtienne, le cinéma peut être considéré ici d’un point de vue structurel qui s’éloigne de toute construction traditionnelle du récit, mettant ainsi à nu les rouages de ce qui constitue l’essence même du cinéma, c’est-à-dire sa technicité et sa cinématique. L’exposition présente une sélection d’œuvres traitant ou illustrant cette problématique du “Frozen Film”.

Christian Andersson

Né en 1973 (Suède).
Vit et travaille à Malmö.
Représenté par Cristina Guerra et Nordenhake.
Julien Audebert

Né en 1977 (France).
Vit et travaille à Paris.
Représenté par Art Concept.

Philippe Decrauzat

Né en 1974 (Suisse).
Vit et travaille à Lausanne.
Représenté par Mehdi Chouakri.
Amy Granat

Née en 1976 (USA).
Vit et travaille à New York.

Représentée par Nikole Klagsbrun.

Alexander Gutke

Né en 1971 (Suède).
Vit et travaille à Malmö.

Bettina Samson

Née en 1978 (France).
Vit et travaille à Paris.
Représentée par Galerie Sultana.
Peter Tscherkassky

Né en 1958 (Autriche).
Vit et travaille à Vienne.

Commissariat : Marc Bembekoff

Avec le soutien de Étant donnés : The French-American Fund for Contemporary Art, a program of FACE et du Forum culturel Autrichien.

22 sept. — 01 nov. 2008

La ville post-globale se donne pour fonction d’éveiller les désirs, en préférant vendre du rêve plutôt que de résoudre les problèmes. Elle se développe en une série disjointe de prothèses urbaines, d’oasis protégées, d’enclaves, zones et ghettos qualifiés esthétiquement en fonction des classes sociales auxquelles ils sont destinés. Elle se construit en référence à une mosaïque de modèles diffusés par la mythique American Way of Life, dont elle reproduit le modèle-type. Las Vegas pourrait en être le creuset originel. Dubaï en est l’expression ultime : le prototype monstrueux d’un fantasme futuriste, transféré directement dans le réel depuis les écrans d’ordinateur où il est conçu – en camouflant les conséquences humaines parfois désastreuses d’une telle pratique. Bangkok apparaît comme son adaptation bon marché, en banlieue asiatique de l’Empire.

Leo Fabrizio

Né en 1976 (Suisse).
Vit et travaille entre Lausanne et Bangkok.
Représenté par Triple V.

 

Commissariat : Pascal Beausse

07 juin — 03 août 2008

Les Lits jumeaux (2008), deux lits courbes qui se rejoignent, rappellent la forme des aimants et de ce fait, le mystère des lois de l’attraction. On notera en passant que Newton, qui avait eu l’audace de postuler le premier à son époque l’idée d’une force s’exerçant à distance pour expliquer la gravitation universelle, le fît sur la base d’une conviction un peu étrange à nos oreilles contemporaines, à savoir que les astres étaient sexués.

Les objets conçus par Fabio Viscogliosi relèvent de cette étrangeté, de cette incertitude quant au fait de savoir si l’on a à faire à une chose animée, ou non.

Fabio Viscogliosi

Née en 1965 (France).
Vit et travaille à Lyon.

 

15 mars — 16 mai 2008

Revisited n’est pas une exposition de Dan Walsh. Ni de Tilman + Amy O’Neil + Matthew McCaslin + Mathilde Alessandra + Lars Wolter + Stephen Felton. Réunissant six de ses amis artistes, Dan Walsh a cherché à produire une véritable exposition collective. Mais quel sens donner à ce terme ?

Le protocole de travail des sept artistes a rejoué celui de l’exposition Seven grays en 2002 chez Paula Cooper, celui d’une semi-improvisation. Pendant la préparation de l’exposition, Dan Walsh a délivré progressivement les informations au groupe, empruntant au monde du théâtre un paysage thématique, En attendant Godot de Beckett qui donne son sous-titre au show. Dans Revisited, les allusions à la pièce sont multiples, des simili-potences, des images et tous les signes déceptifs d’un échec certain. Mais si dans cette pièce, il n’y a qu’une unique didascalie qui concerne le décor (“route de campagne avec un arbre”), l’idée n’est évidemment pas de donner une traduction plastique du texte.

Dan Walsh a surtout emprunté au théâtre une méthode, celle de la direction d’acteurs : proposant un contexte, et incitant les artistes à la “projection”, l’artiste new-yorkais a mis en place les conditions matérielles d’un travail de groupe. Les sept artistes ont alors opéré collectivement, en une semaine et avec les matériaux à disposition, une dialectique active de propositions/réinterprétations qui a presque duré jusqu’au moment de l’ouverture.

Stephen Felton

Né en 1975 (USA).
Vit et travaille à Brooklyn.

Alessandra Matilde

Née en Italie.
Vit et travaille à New York.
Matthew McCaslin

Né en 1957 (USA).
Vit et travaille à Brooklyn.

Amy O’Neill

Née en 1971 (USA).
Vit et travaille à New York.

Tilman

Né en 1959 (Allemagne).
Vit et travaille à Bruxelles et New York.

Dan Walsh

Né en 1960 (USA).
Vit et travaille à New York.
Représenté par Paula Cooper.

Lars Wolter

Né en 1969 (Allemagne).
Vit et travaille à Mönchengladbach.

Commissariat : Dan Walsh

18 sept. — 01 déc. 2007

Pour cette exposition de l’artiste allemand Olaf Nicolai à la Salle de bains, les visiteurs sont conviés à prendre des nouvelles des étoiles. Des étoiles, il en est question de différentes façons ; une première fois dans l’extrait du Canto d’Ezra Pound reproduit dans l’entrée : matérialisée dans une forme éphémère, une phrase (“Nor with stars stretctched, nor looking back from Heaven”) est écrite en cierges magiques, susceptible de disparaître en un instant en se consumant dans une pluie d’étincelles. Une pluie comparable à l’effet optique des traînes des étoiles filantes qu’observent les astronomes, professionnels ou amateurs, comme ceux dont les rapports météorologiques en fac-similés posés au sol dans la deuxième salle, devant l’image d’un amas d’étoiles.

Olaf Nicolai

Né en 1962 (Allemagne).
Vit et travaille à Berlin.
Représenté par Eigen+Art.

 

06 juin — 05 août 2007
Hors les murs → Mac Lyon

L’exposition au musée d’Art contemporain de Lyon s’inspirant des Freak Shows dont le plus célèbre fut celui du cirque ambulant Barnum and Bailey aux USA, qui présentait d’étonnants phénomènes ou monstres de foire. Près de 50 œuvres interprètent et explorent les différents types de monstruosité ou d’anormalité avec des œuvres contorsionnistes, géantes, poilues, siamoises… en se préservant de tout anthropomorphisme.

Lilian Bourgeat

Né en 1970 (France).
Vit et travaille à Dijon.
Représenté par Lange + Pult et Galerie Une.
Delphine Coindet

Née en 1969 (France).
Vit et travaille à Lausanne.
Représentée par Laurent Godin.
Philippe Decrauzat

Né en 1974 (Suisse).
Vit et travaille à Lausanne.
Représenté par Mehdi Chouakri.
Jeppe Hein

Né en 1974 (Danemark).
Vit et travaille à Berlin.
Représenté par Johann Koenig303 Gallery, Nicolai Wallner et Scai the Bathhouse.
Claude Lévêque

Né en 1953 (France).
Vit et travaille à Montreuil.
Représenté par Kamel Mennour.
Didier Marcel

Né en 1961 (France).
Vit et travaille à Dijon.
Représenté par Michel Rein.

Petra Mrzyk & Jean-François Moriceau

Petra Mrzyk est née en 1973 (Allemagne).
Jean-François Moriceau est né en 1974 (France).
Vivent et travaillent à Chatillon/Indre.
Représentés par Air de Paris.

Olaf Nicolai

Né en 1962 (Allemagne).
Vit et travaille à Berlin.
Représenté par Eigen+Art.

Mick Peter

Né en 1974 (Allemagne).
Vit et travaille à Glasgow.
Représenté par Crèvecœur.

Delphine Reist

Née en 1970 (Suisse).
Vit et travaille à Genève.
Représentée par Triple V.

Fabio Viscogliosi

Née en 1965 (France).
Vit et travaille à Lyon.

Exposition organisée par La Salle de bains au Musée d’art contemporain de Lyon.

 

02 juin — 29 juill. 2007

Des sérigraphies évoquant des pochettes, un dance floor redressé à la verticale : les éléments rassemblés dans l’exposition évoquent l’environnement visuel de la musique. Traditionnellement, l’art moderne s’est servi de l’analogie entre art et musique comme un moyen de légitimer l’abstraction – de la sauver de l’arbitraire. (Les pionniers de l’abstraction réalisaient des “compositions” picturales au même titre que les musiciens composaient avec des sons des pièces non-figuratives.) La musique pop est plus proche de l’opéra, de l’œuvre d’art totale, avec ses shows sons et lumières. Ici, ce principe est tordu et entraîné vers ce qui est un équivalent aujourd’hui du livret d’opéra, la pochette de disque, marquant la transformation de la musique en un produit industriel. Comme tous les produits industriels, les disques ont le don d’ubiquité, étant simultanément disponibles à des millions d’exemplaires, démultipliant en autant d’exemplaires l’image de leurs auteurs réels ou supposés, et les transformant de ce fait en icônes plus ou moins mythiques.

Gerald Petit

Né en 1973 (France).
Vit et travaille à Dijon.

 

24 mars — 20 mai 2007

Exposés sur leurs étagères, les outils deviennent des objets d’art – des objets censément “autonomes”. La vitre en plexiglas sert ici à sécuriser l’installation. La vitrine protège autant les regardeurs des objets que l’inverse. Les plaques de plexiglas modifient la nature de l’étagère qui, de meuble de rangement, devient une vitrine de présentation, faisant passer au premier plan la valeur d’exposition, et reléguant au second leur valeur d’usage.
Les outils exposés se mettent en route tout seuls, par intermittence. Ils semblent donc avoir conquis leur autonomie en un deuxième sens. Comme si l’autonomie de l’art s’appliquait soudainement à une autre classe d’objets, à l’environnement technique quotidien.

Delphine Reist

Née en 1970 (Suisse).
Vit et travaille à Genève.
Représentée par Triple V.

 

13 janv. — 11 mars 2007

L’œuvre de Gianni Motti présentée à la Salle de bains consiste en une série de plaques commémoratives dédiées aux 759 prisonniers du camp de Guantanamo, à Cuba. Sa forme est empruntée à celle des monuments aux victimes américaines du 11 septembre ; mais la liste de noms qui sont gravés dans l’acier, par ordre alphabétique, est celle des 759 personnes qui ont été ou sont encore actuellement détenues sur la base américaine de Guantanamo.
Le Département de la Défense américain a dû publier la liste complète des prisonniers, grâce à un recours de l’agence Associated Press au nom du Freedom of Information Act (loi constitutionnelle sur la liberté de l’information).

Gianni Motti

Né en 1958 (Italie).
Vit et travaille à Genève.
Représenté par Bugada & Gargnel.

Exposition présentée dans le cadre de La création contemporaine Suisse à Lyon et en Rhône-Alpes, avec le soutien de Pro Helvetia, Fondation suisse pour la culture.

11 nov. — 23 déc. 2006

La toute nouvelle série de photographies montrées à la Salle de bains par Swetlana Heger, Knights and Knaves (“Chevaliers et serviteurs”, ou “Maîtres et vilains”) prend pour point de départ quelques-unes des rumeurs circulant sur des artistes célèbres d’aujourd’hui. Du fait de son importance croissante dans les mécanismes de l’industrie culturelle, l’art est de plus en plus médiatisé. Et pour quelques artistes du moins, il est devenu une source de profits considérables.

Cette médiatisation, alliée à la prospérité actuelle du marché, a généré toutes sortes de légendes, de gossips, sur le mode de vie des uns et des autres, leur fortune supposée, leurs possessions somptueuses, le nombre extraordinaire d’assistants les secondant dans la réalisation de leurs projets, les coûts de production faramineux de ces derniers, etc… “More is more” semble être devenu l’adage de l’époque, et la célébrité le but ultime de l’entreprise artistique.

Swetlana Heger

Née en 1968 (République Tchèque).
Vit et travaille à Berlin.

 

 

 

19 sept. — 29 oct. 2006

La série de photographies présentée par Bruno Serralongue à la Salle de bains a été réalisée à Bilbao en Espagne en 2004 à l’invitation de Lisette Smits et Alexis Vaillant.

Le projet des commissaires, intitulé Luna Park, s’inscrit dans un lieu étonnant, sur les montagnes d’Artxanda au-dessus de Bilbao : un parc de loisirs, construit dans les années 80 et très vite abandonné. L’histoire de ce parc, son architecture, sa situation géographique particulière avec une large vue sur le paysage, étaient le point de départ d’un projet artistique expérimental.

Pendant plusieurs mois, dix-neuf artistes issus de différents champs ont été invités à proposer et réaliser de nouvelles œuvres. Leur travail n’était pas destiné à être présenté sur place, mais plutôt dans d’autres lieux pour le futur, comme c’est le cas aujourd’hui à la Salle de bains avec le projet de Bruno Serralongue.

Bruno Serralongue

Né en 1968 (France).
Vit et travaille à Paris.
Représenté par Air de Paris.

 

 

17 juin — 30 juill. 2006

On a souvent parlé à l’endroit des premières peintures d’Olivier Mosset de ce qui serait un “degré zéro” de la peinture au moins comme horizon. Leur motif se prête, à vrai dire, très bien à cet emprunt aux théories littéraires de Barthes : en 1966-67, Mosset peint une série de toiles blanches où figure, en rouge, la seule lettre A en majuscule.

Il faut bien commencer quelque part, et le début de l’alphabet semble tout indiqué. Faux départ, toutefois, puisque presque simultanément, il fait une autre peinture avec les mots “RIP” et une autre avec les mots “THE END”, comme pour boucler le parcours au moment-même où il l’entamait. La suite de son travail sera empreinte de cette circularité : Mosset revient souvent sur des chantiers laissés un moment à l’abandon, recommençant par exemple aujourdhui la peinture monochrome, qu’il avait délaissée pendant un temps.

Olivier Mosset

Né en 1944 (Allemagne).
Vit et travaille à Tucson.
Représenté par Les Filles du Calvaire.